Être fatigué,
J'entends bien l'assaut
L'aspiration
L’éther métissé
En ton chef intérieur.
J'entends bien l'arbre déraciné
Planté au cœur du tsunami
Intime
L’indicible lien fantôme
La terre mère
Le vent ennuagé à l’eau de ton voyage.
J’entends bien
Le cliquetis des chaines auto-générées
L'étendue des brumes
Ontiques
Le hors champ manifeste
D’une quelconque intégrité
Ontologique !
Ta fidélité,
Tu la sculptes vive
Au tempo de toi,
Toi
L’esclave volontaire
Acharné à contribuer au devenir d’un monde
Meilleur,
Tu la crées généreuse
Au feu de ta voi
Juste
Plurale
Ciselée aux abysses de ta perplexité
Prodigue.
J’entends bien ta stupeur
Devant la frondaison du paysage
La terre en Canopée
Le cri sourd des orages
Et l’étrange à Corps
Défait.
Va savoir !
La seule camisole universelle
Se conçoit en chacun
Sur le lit du Temps
Comme une exubérance
D'éternité
Une poussière de solitude
Imaginée
Une escarbille d'infini
Ridicule à pleurer.
Moi j’entends par-dessus tout
Le respect nu de l’homme nu
Le respect
à son voyage de vivre
Fût-il dénudé
Par lui.





